Chômage : le pire est à venir pour les ouvriers

29/12/2010 02:39 par dlr14ème_62

  • Chômage : le pire est à venir pour les ouvriers

    Chômage : le pire est à venir pour les ouvriers

    29/12/2010 02:39 par dlr14ème_62

Le baromètre de Marianne enregistre désormais 4,618 millions de chômeurs. Depuis trois mois, c’est le niveau auquel le chômage s’est stabilisé. Alors que le pays s’apprête à entrer dans la rigueur mise en musique par le gouvernement, que l’Europe peine à défendre sa monnaie comme son industrie, le risque de chômage s’accroît notamment pour la part la moins protégée des salariés: les ouvriers non qualifiés.

Chômage : le pire est à venir pour les ouvriers

« Malgré cette augmentation sur un mois, ce chiffre témoigne de la stabilisation du nombre de demandeurs d’emplois depuis six mois. Le deuxième semestre 2010 aura en effet permis, malgré une reprise économique encore fragile, de stabiliser le nombre de demandeurs d’emplois », a indiqué Xavier Bertrand, ministre du travail. De retour rue de Grenelle, l’ex-patron de l’UMP, retrouve cet exercice terrifiant qui consiste à commenter des chiffres du chômage en période de récession. Bonhomme, le maire de Saint Quentin a fait contre mauvaise fortune bon cœur en célébrant une « stabilisation ».

Et de fait depuis 3 mois, le chômage semble avoir atteint un plateau. Avec 4,62 millions de personnes hors de l’emploi, notre baromètre s’installe donc à un niveau stratosphérique, qu’il n’avait encore jamais atteint avant septembre dernier. Même si sa vitesse décroît, la dégradation, portée par la dynamique du chômage caché, est, ce mois-ci encore, au rendez-vous: + 0,4% sur un mois, et + 6,6% sur un an. Au total, le taux de chômage au sens du baromètre Marianne s’établit à 16,4 % en France métropolitaine.

Crise aidant, Nicolas Sarkozy peut justifier d’une nouvelle ligne sur son CV due à sa politique: entre mai 2007 et novembre 2010, le nombre de demandeur d’emploi au sens du baromètre Marianne, s’est accru d’un million de personnes. Depuis son entrée de fonction en 1997, notre baromètre a progressé de 27,3 %.

Chômage : le pire est à venir pour les ouvriers

Cette dégradation globale prend des allures de catastrophe dans certaines régions. Ainsi, en Guadeloupe, plus de la moitié (50,6%) des 59 500 personnes inscrites au chômage le sont depuis plus d’un an, contre une moyenne proche de 38 % sur l’ensemble de la France. Abonnée aux indicateurs économiques dégradés, la région Nord-Pas-de-Calais se classe aussi première dans l’hexagone sur ce critère : la part des chômeurs de longue durée atteint 41,5% des inscrits, idem sur celle des moins  de 25 ans…

 

Chômage : le pire est à venir pour les ouvriers

Pour ceux-là, la chance de retrouver un emploi est bien maigre. Et rien n’annonce une éclaircie dans leur vie. Emporté par sa volonté de réduire les dépenses, le gouvernement a coupé dans les crédits affectés aux politiques de l’emploi. Les « petits boulots » maigres bouées pour ces naufragés de la recherche vaine de job vont donc se faire plus rares.

Dans le privé non plus l’avenir n’est pas rose : le gouvernement a beau répéter à tue tête sa prévision de croissance de 2% pour 2011, il ne convainc personne. Hors de Bercy, de l’Elysée et de Matignon, les économistes anticipent eux une croissance plus proche de 1,6 % que de 2 %, soit un rythme comparable à ce que le pays a pu vivre cette année, à peine de quoi créer 100 000 postes.

Surtout, l’hémorragie dans l’industrie hexagonale se poursuit. L’Insee prévoit une perte de 72 000 postes équivalent temps plein dans ce secteur en 2010, après – 171 000 en 2009.

Pour les ouvriers non qualifiés, la traduction est simple : cela signifie un risque accru de chômage.

Une récente étude de l’Insee permet d’en prendre toute la mesure. Jamais en 2009, le risque de chômage pour un ouvrier ne fut aussi élevé. Un  ouvrier en poste avait presque 9% de chance de connaître le Pôle emploi dans l’année qui venait, contre 3,6% pour l’ensemble des salariés. Quant au travailleur au chômage sa probabilité de le rester culminait à 62%.

Pis, cette dégradation du tissu industriel renforce les inégalités entre les salariés selon leur qualification. Ainsi la probabilité de chômage de 9 % pour l’ouvrier se compare désavantageusement à celle du cadre qui affiche elle 1,6 %. Résultat, jamais le rapport entre ces deux risques n’a été aussi important : le prolétaire a 5,6 fois plus de (mal)chance de se faire virer que le cadre contre 4,3 en 2005, soit une dégradation relative de 25 %. Merci la crise !

On comprend dès lors, le sentiment d’insécurité grandissant dans la population. Comment consommer, et encore quand les salaires le permettent, alors que le risque de chômage, et de déclassement qu’il induit, atteint des sommets ?

Les relativement bons derniers chiffres de la consommation sont à mettre au seul crédit de la précipitation des consommateurs à pousser les portes des concessionnaires d’automobile. À quelques jours de la fin de la prime à la casse, artificiellement maintenue en vie par le gouvernement, les ménages encore hésitant ont profité de l’aubaine… Cela n’aura évidemment qu’un temps. Cette mini relance est finie, reste le second terme de la rIlance le néologisme de Christine Lagarde : la rigueur.

Emmanuel Lévy – Marianne

http://www.gaullisme.fr/?p=11224

Une année de captivité !

29/12/2010 02:29 par dlr14ème_62

  • Une année de captivité !

    Une année de captivité !

    29/12/2010 02:29 par dlr14ème_62

Voilà 365 jours que Stéphane Taponier  et Hervé Ghesquiere  sont en captivité. DLR ne les oublie pas et leurs apporte son soutien ainsi qu’à leurs familles. De même que DLR apporte son soutien aux familles des 6 autres français qui sont dans la même situation dans le monde !

La grande misère de nos services publics

28/12/2010 19:25 par dlr14ème_62

  • La grande misère de nos services publics

    La grande misère de nos services publics

    28/12/2010 19:25 par dlr14ème_62

L’odyssée des passagers du train de nuit Strasbourg-Port-Bou est proprement hallucinante et très révélatrice de l’état de dégradation de nos services publics, soumis à des impératifs de concurrence aux conséquences dévastatrices.
Les Français ont ainsi découvert, en cette période de fêtes, qu’il aura fallu 24 heures au lieu de 11 à un train de nuit pour rallier le sud de l’Hexagone à partir de la capitale alsacienne ! Avec effarement, ils ont aussi appris les conditions indescriptibles de cette galère : absence de repas en quantité et en qualité, insuffisance inadmissible de l’hygiène et de l’accès à l’eau potable et, par-dessus tout, défaut total d’information et d’interlocuteur identifié ! A croire que nous ne sommes plus en France en début de XXIème siècle, mais dans un pays arriéré, dépourvu d’infrastructures et d’autorités publiques dignes de ce nom !
Que se passe-t-il donc ? La SNCF invoque une « succession exceptionnelle d’incidents » et promet de bien chiches contreparties. Mais en quoi cette coïncidence malheureuse permettrait-elle d’expliquer l’absence d’interlocuteur dans le train naufragé ? La SNCF manque-t-elle à ce point de responsables locaux et régionaux qu’elle aurait été incapable d’en dépêcher un ou deux sur place pour coordonner les actions et informer les voyageurs ?
On voit bien que cette excuse, qui explique tout et rien, n’est qu’une lapalissade. La réalité est que, un malheur n’arrivant jamais seul, les incidents et dysfonctionnements à la SNCF, bien que moins spectaculaires, ne cessent de se multiplier. Cet automne, sur la seule ligne D du RER que je connais bien (elle dessert ma circonscription législative et la ville d’Yerres), les usagers et leurs élus ont ainsi assistés, éberlués, à des problèmes qu’on n’avait jamais vus auparavant : des trains ont été purement et simplement supprimés, pour cause… de feuilles mortes tombées sur les rails ! C’est l’incroyable argument avancé par les responsables de la compagnie (qui semblaient donc découvrir que les feuilles des arbres tombent en automne), qui cachait en réalité un problème bien plus trivial : la diminution endémique de moyen sur cette ligne, tant en effectif qu’en matériel en quantité et en qualité satisfaisantes ! C’est ce même manque de moyens qui a abouti dernièrement à ce que plusieurs usagers soient enfermés dans la gare de Yerres, situation ubuesque s’il en est !
La SNCF doit rendre de vrais comptes au lieu de se contenter d’explications vagues et dilatoires. A cet égard, le soutien que lui a apporté la ministre des Transports ce matin, l’excusant ainsi de son incurie, est totalement ahurissant. C’est à une enquête approfondie sur la gestion et l’évolution des moyens de la SNCF qu’il faudrait en réalité procéder, tâche dont pourrait valablement et impartialement se charger, par exemple, une mission d’information parlementaire.
Celle-ci nous révèlerait sans doute que la compagnie nationale, pour se préparer à une mise en concurrence décidée et imposée de longue main par la Commission de Bruxelles, compresse à tout-va ses coûts humains et matériels, délaissant les lignes les moins rentables. Cela aboutit concrètement à une dégradation de la qualité, de la continuité et de la sûreté du service public, dont les contraintes, jusqu’à un certain point et selon le secteur d’activité, paraissent peu compatibles avec les objectifs de rentabilité du privé (dépenser toujours moins pour gagner toujours plus).
Electricité de plus en plus chère, routes franciliennes paralysées par 5 centimètres de neige, trains naufragés, aéroports en rupture de stock d’antigel, etc. On a beau jeu d’accabler les entreprises publiques (de moins en moins publiques, d’ailleurs), mais n’oublions pas que leurs personnels sont bien souvent les premiers à souffrir de cette ruine progressive de l’outil de travail !
Cet hiver illustre une fois de plus que, face à la mise en concurrence généralisée, l’attitude de résignation vis-à-vis du moins-disant qu’endosse le gouvernement actuel, n’est pas tenable. Il est temps de mettre un holà aux dogmes de Bruxelles, à tout le moins de les encadrer par des exigences draconiennes de respect du service public, qui est tout autant celui des usagers-citoyens.
NDA
 
http://blog.nicolasdupontaignan.fr/post/La-grande-mis%C3%A8re-de-nos-services-publics


Les Etats généraux de l’indépendance : jeudi 6 janvier 2011 à l’Assemblée Nationale

28/12/2010 16:50 par dlr14ème_62

  • Les Etats généraux de l’indépendance : jeudi 6 janvier 2011 à l’Assemblée Nationale

    Les Etats généraux de l’indépendance : jeudi 6 janvier 2011 à l’Assemblée Nationale

    28/12/2010 16:50 par dlr14ème_62

Placés sous l’égide des Cahiers de l’Indépendance
Jeudi 6 janvier 2011 de 15h30 à 20h30
Accueil à partir de 15h
Salle Lamartine - Assemblée nationale 101, rue de l’Université - 75007 Paris
Métro : Assemblée nationale
Il n’y a pas de politique digne de ce nom sans une pensée du monde, qui seule peut lui donner cohérence et grandeur : "Au fond des victoires d’Alexandre, disait de Gaulle, on trouve toujours Aristote".
A l’heure où s’effiloche de toutes parts une génération politique qui fit du dépassement des nations par la mondialisation, par l’Europe et par l’euro un credo unique et agressif, il est urgent de former une relève politique : ceux que l’on nomme dédaigneusement populistes parce qu’ils croient au droit des peuples, souverainistes parce qu’ils croient à la souveraineté et la liberté des nations, seront pourtant, tôt ou tard en charge du relèvement national.
C’est l’ambition des Cahiers de l’Indépendance, revue trimestrielle ouverte aux patriotes de tous les horizons, que de former cette génération nouvelle, à l’enseigne de l’indépendance d’esprit et de la liberté des nations.
Paul-Marie Coûteaux
Président du Rassemblement pour l’Indépendance de la France
Capacité de la salle limitée à 200 places assises
Réservation indispensable au 01.69.49.17.37 ou par courriel à l’adresse : courrier@debout-la-republique.fr




Rétrospective 2010 : NDA invité du grand rendez-vous TV5 RFI Le Monde

28/12/2010 16:46 par dlr14ème_62

  • Rétrospective 2010 : NDA invité du grand rendez-vous TV5 RFI Le Monde

    Rétrospective 2010 : NDA invité du grand rendez-vous TV5 RFI Le Monde

    28/12/2010 16:46 par dlr14ème_62

http://www.dailymotion.com/video/xdcang_nda-invite-de-tv5-monde_news#from=embed&start=1

http://www.dailymotion.com/video/xdfn7h_nda-denonce-les-oligarques_news#from=embed

Crise : potion Irlandaise contre potion Islanda

28/12/2010 16:33 par dlr14ème_62

  • Crise : potion Irlandaise contre potion Islanda

    Crise : potion Irlandaise contre potion Islanda

    28/12/2010 16:33 par dlr14ème_62

Il y a quelques mois, en plein milieu d’une très grave crise financière, l’Islande apparaissait bien isolée et on pouvait se demander s’il n’aurait pas mieux valu qu’elle fasse partie de la zone euro. Mais quelques mois après, c’est l’inverse qui semble vrai, comme le souligne Courrier International.

Irlande vs Islande

Voici deux pays qui ont connu une énorme bulle financière dont l’explosion a provoqué un cataclysme économique aboutissant à une réduction d’environ 10% du PIB. Mais la réaction des deux pays a été très différente, en partie du fait de l’appartenance de l’Irlande à la zone euro alors que l’Islande a conservé sa monnaie. Bien sûr, il serait hasardeux de conclure que cette seule différence monétaire explique les différences entre les deux pays, mais il y a des leçons à en tirer.

La première différence est le traitement du système bancaire. L’Islande a laissé tomber les banques et ne les a donc pas renflouées, économisant des sommes gigantesques par rapport à l’Irlande qui a consacré 19% de son PIB aux aides au secteur bancaire uniquement cette année. Résultat, le déficit sera de 6% en 2010 en Islande, contre le double hors renflouement en Irlande. Mieux, la dévaluation de la couronne islandaise de 30% a relancé la croissance et les exportations.

Leçons et comparaison

Bien sûr, le cas de l’Islande restera unique car un défaut de ce petit pays ne risquerait pas de déséquilibrer l’ordre financier mondial. Cependant, Paul Krugman soutient que le fait de ne pas être dans l’euro l’a grandement aidée : « elle a fortement dévalué sa monnaie et imposé un contrôle des capitaux. Il s’est alors passé quelque chose d’étrange : bien qu’elle ait traversé la pire crise financière de l’Histoire, elle a été bien moins lourdement sanctionnée que d’autres nations ».

La raison est assez simple : la capacité à rembourser les dettes accumulées est cruciale dans le jugement des marchés. Or la croissance est essentielle pour permettre à un pays d’honorer ses engagements et il se trouve qu’une dévaluation permet de relancer la croissance. C’est pourquoi les marchés peuvent préférer un pays qui dévalue plutôt qu’à des pays qui s’enferrent dans des politiques déflationnistes qui alourdissent le poids de la dette et hypothèquent ainsi leur capacité de remboursement.

Il y a quelques mois, le cas de l’Islande semblait désespéré et seule une aide de la zone euro paraissait pouvoir le sauver. Aujourd’hui, le petit pays volcanique montre que le fait de ne pas faire partie de la monnaie unique était peut-être finalement un avantage…

Laurent Pinsolle

http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/

 

16 juin 1940 : la fin de la campagne de France

27/12/2010 16:03 par dlr14ème_62

  • 16 juin 1940 : la fin de la campagne de France

    16 juin 1940 : la fin de la campagne de France

    27/12/2010 16:03 par dlr14ème_62

16 juin 1940 : la fin de la campagne de France
 
Auteur : L. Gué
Éditeur : Esprit du livre éditions, Seichamps (Meurthe-et-Moselle)
Collection : Les grandes dates de l'histoire
EAN13 : 9782915960815
ISBN : 291596081X

Résumé

Retour sur la campagne de France qui se solde, le 16 juin 1940, par l'armistice demandée par Pétain. Contrairement à une légende tenace, l'armée française s'est bien battue.

Quatrième de couverture

En mai-juin 1940, la France connaît la plus grave défaite de son histoire, un séisme militaire, politique, économique et social d'une ampleur jusqu'alors insoupçonnée. En à peine six semaines, son armée - pourtant réputée après la Grande Guerre comme l'une des meilleures au monde - s'est montrée incapable de faire face à la percée adverse et a subi une humiliation sans précédent. Aux 60 000 à 80 000 soldats tués s'ajoutent les 1 900 000 combattants tombés aux mains de l'ennemi. En outre, à la suite du départ précipité des autorités politiques françaises et de l'exode massif de la population fuyant devant l'avance allemande, l'état de désorganisation du pays est tel que plus aucune administration ni aucun service public ne sont en mesure de fonctionner. Les conséquences à court terme en sont dramatiques : occupation du pays, changement de régime politique et crise d'identité nationale. Le traumatisme à long terme engendré par la défaite pèsera peut-être encore plus lourd en provoquant l'affaiblissement de la nation tout entière et en sonnant la fin de son statut de grande puissance à la face du monde. La défaite de 1940 demeure encore un sujet délicat où mythes et légendes s'entremêlent, contribuant à obscurcir la réalité des faits. Cet ouvrage richement illustré revient de façon précise et chronologique sur les grands événements qui ont scandé ce drame depuis la déclaration de guerre jusqu'aux premières heures de la collaboration, en passant par l'armistice du 22 juin 1940. Une mise au point indispensable, appuyée par une iconographie variée et souvent inédite.


Hortefeux, Dati,: les tristes séquelles du sarkozysme

27/12/2010 15:48 par dlr14ème_62

  • Hortefeux, Dati,: les tristes séquelles du sarkozysme

    Hortefeux, Dati,: les tristes séquelles du sarkozysme

    27/12/2010 15:48 par dlr14ème_62

 

Le problème avec Nicolas Sarkozy, ce n’est pas seulement lui, c’est aussi toutes les personnes qu’il a amenées au pouvoir. Et malheureusement, le mois de décembre a été riche en polémiques inutiles autour des membres du gouvernement.
Brice Hortefeux, le pire de tous
Déjà, avoir un ministre de l’intérieur condamné pour injure raciale est bien triste pour notre République. Mais ce mois-ci, ce multirécidiviste a été condamné pour atteinte à la présomption d’innocence d’un ancien conseiller de Michèle Alliot-Marie. Tout ceci est d’autant plus déplorable que ce proche de Nicolas Sarkozy occupe des fonctions qui supposent de faire respecter un ordre dont la justice a estimé par deux fois qu’il l’a enfreint dans l’exercice de sa fonction. Pauvre République !
Et ce mois-ci, il s’est également distingué en contestant une condamnation à de la prison ferme à l’encontre de policiers qui avaient fait un faux-témoignage accusant un automobiliste d’homicide involontaire. Il est proprement détestable qu’un membre du gouvernement se désolidarise de la sorte d’une décision de justice, qui plus est pour un fait aussi grave. Le pire est qu’il a persisté et signé, suivant les malheureux exemples de Nicolas Sarkozy quand celui-ci officiait également place Beauvau.
Une chienlit généralisée
S’ils n’atteignent pas le niveau de Brice Hortefeux, les bébés Sarkozy se sont particulièrement illustrés ce mois-ci. Sans doute vexée de ne pas être nommée Secrétaire Générale Adjointe de l’UMP, Rama Yade s’est à nouveau fait remarquer en passant au Parti Radical. Et il est effrayant de voir le comportement des anciens ministres qui critiquent aujourd’hui l’équipe à laquelle ils appartenaient il y a quelques semaines, notamment l’insignifiant Hervé Morin.
Enfin, il n’y a pas eu de trêve des confiseurs à l’UMP. Chantal Jouanno a ainsi suggéré à François Fillon un ticket pour les élections municipales à Paris en… 2014 ! Il est incroyable qu’elle ne se rende pas compte de l’indécence d’une telle proposition, surtout de la part d’un membre du gouvernement. Mais Rachida Dati est venue en rajouter en dénonçant une « agression » et en affirmant que sa rivale n’a « ni bilan, ni idées ». Bonjour l’ambiance dans la fédération UMP de Paris !
Polémiques inutiles, dérapages verbaux bien peu républicains, agressions contre des membres de son propre parti, les bébés Sarkozy reprennent malheureusement tous les travers du président de la République. C’était tristement prévisible mais cela n’en est pas moins triste…
Laurent Pinsolle
 
 

Vain combat en Afghanistan

26/12/2010 20:08 par dlr14ème_62

  • Vain combat en Afghanistan

    Vain combat en Afghanistan

    26/12/2010 20:08 par dlr14ème_62

J’ai relu récemment la tribune rédigée il y a quelques semaines dans " le Monde " par l’Ambassadeur américain en France, Charles H. Rivkin.
Ce dernier y louait "le partenariat majeur" joué par notre pays et je ne pouvais m’empêcher de penser au monument érigé que j’ai découvert un jour à Minsk : la statue de " l’île des pleurs" se dressant mélancoliquement le long de la rivière serpentant au cœur de la capitale biélorusse et rendant hommage aux jeunes soldats morts en Afghanistan pendant l’intervention soviétique entre 1979 et 1989. C’est là que traditionnellement, les jeunes mariés viennent, le jour de leur union, s’incliner et déposer des fleurs à la mémoire de ceux qui n’ont pas connu le bonheur.
Je n’ai pas oublié ce mélancolique monument et je pense à nos soldats combattant à leur tour dans les montagnes arides d’Afghanistan, à ceux qui s’y trouvent et aussi à ceux qui y sont déjà tombés ...
N’en déplaise à l’Ambassadeur Rivkin, la guerre ne peut être gagnée en Afghanistan. Elle révèle par ailleurs le caractère éminemment nocif de la politique internationale de Nicolas Sarkozy qui a franchi un pas qu’aucun de ses prédécesseurs n’avaient osé, en réintégrant la France dans l’OTAN.
Pour l’Ambassadeur américain, "nous ne devons pas perdre de vue le fait que chaque soldat, chaque instructeur de police et chaque euro consacré à la reconstruction nous rapprochent d’un Afghanistan plus sûr et plus développé".
Mais l’observateur tant soit peu attentif et au fait des réalités historiques voit bien que ce ne sont que de pauvres billevesées. Et d’ailleurs, ces deux dernières années se sont soldées par une nette dégradation de la situation : des morts, des enlèvements, des attaques terroristes au cœur même des périmètres ultra-protégés de la capitale afghane, des routes de moins en moins sures.
Les Talibans, de plus en plus audacieux, se glissent subrepticement au sein des populations civiles, pachtounes notamment, de plus en plus hostiles à la présence étrangère et ulcérées par les "bavures" de l’OTAN.
Car les Afghans n’aiment guère les étrangers s’incrustant chez eux... C’est ainsi et c’en a toujours été ainsi : le 1er Juin 1965, en recevant à l’Elysée le Roi Mohammad Zaher Shah, le Général de Gaulle soulignait justement que "par une sorte de décret de la nature, l’Afghanistan s’était rencontré avec la domination des Perses, ou avec les conquérants de l’Occident hellénistique et romain, avec la pénétration indienne, les grandes marées mongoles ou avec les ambitions contraires des Russes et des Britanniques ; mais que les Afghans avaient su, sous les flots qui se heurtaient chez eux, garder leur personnalité propre".
Aucune armée n’a jamais pu contrôler le "Royaume de l’insolence", pas même l’Armée Rouge, malgré les moyens qu’elle déploya ... "Chercher à délivrer l’Afghanistan des terroristes qui menacent l’existence même de ce pays" n’est qu’une dérisoire antienne, tant est complexe le rapport des populations avec les Talibans.
Un combat vain, toujours plus coûteux et n’aboutissant qu’à la mort inutile de nos soldats, comme ceux tombés d’ailleurs dans des circonstances mal éclaircies, en Août 2008. Un combat, de surcroît hasardeux, au profit d’un homme ambigu, le Président Hamid Karzaï s’étant maintenu au pouvoir par des moyens frauduleux et ayant, semble-t-il, parmi ses proches des hommes assez douteux compromis dans des trafics divers et variés... Même si certains personnages ont été récemment écartés au profit d’un remaniement ministériel, comment faire prévaloir, dans de telles circonstances, les concepts de "nation building" et de "bonne gouvernance" chers aux Américains ?...
La guerre d’Afghanistan est déjà perdue, comme a été perdue la guerre du Vietnam. A l’époque de l’intervention soviétique, en Janvier 1980, les autorités chinoises notaient, goguenardes, que " contrôler l’Afghanistan, cela semblait aussi simple que, pour un ours, de dévaliser une ruche, mais qu’en fait c’était un nid de guêpes "... Et d’ajouter que "l’Histoire montrerait bientôt que les soviétiques s’étaient rendus en Afghanistan pour y croiser leur propre tombe". L’Histoire, même si elle ne se répète jamais à l’identique, devrait donner à réfléchir !
Cette guerre d’Afghanistan illustre par ailleurs la nocivité de la politique de Nicolas Sarkozy : son américanophilie outrancière maintes fois évoquée, une vision à courte vue de la situation géopolitique, l’ont donc conduit à prendre l’absolu contre-pied de la politique du fondateur de la Cinquième République et à réintégrer le commandement militaire intégré de l’OTAN qu’avait quitté le Général de Gaulle en Mars 1966, au nom de la souveraineté et de l’indépendance nationale.
Tout cela est oublié. La France, docile, est rentrée au bercail et ce n’est pas la présence d’un général français à la tête du commandement " transformation " de l’Alliance qui changera la donne... Dans sa tribune publiée par " le Monde", l’Ambassadeur Rivkin nous sollicite à mots couverts : " toute nouvelle contribution française en Afghanistan sera la bienvenue". "Nous devons faire plus maintenant pour faire moins plus tard" assène d’ailleurs Anders Fogh Rasmussen, le Secrétaire Général de l’OTAN. Et le 16 Décembre 2009, le Ministre de la Défense, Hervé Morin, évoquait, au cours d’un débat à l’Assemblée Nationale l’option de renforts qui répondraient aux demandes américaines.
Comme l’a souligné Nicolas Dupont-Aignan, "les Français voient concrètement ce qu’il en coûte de mettre notre pays sous la tutelle de l’OTAN".
Alors que l’Afghanistan entraîne avec lui son voisin pakistanais dans une dangereuse déstabilisation, la vision gaullienne de l’Histoire et du rôle de la France est jetée aux oubliettes. De même, d’ailleurs, que le multilatéralisme : au nom de quelle résolution du Conseil de Sécurité des Nations-Unies, répondent les nouveaux engagements planifiés par les dirigeants de l’OTAN "à Bruxelles" comme l’écrit ingénument l’Ambassadeur Rivkin ?
La guerre d’Afghanistan est un combat sans issue. Quant au retour dans l’OTAN, c’est la trahison du Gaullisme et la mise à l’encan d’une certaine idée de la France.
Gilles THEVENON
Debout La République Fédération de Saône-et-Loire (71)


La Grèce prend le chemin de l’Argentine

25/12/2010 16:24 par dlr14ème_62

  • La Grèce prend le chemin de l’Argentine

    La Grèce prend le chemin de l’Argentine

    25/12/2010 16:24 par dlr14ème_62

Cette semaine, le Parlement Grec a adopté un énième plan d’austérité pour suivre les recommandations du FMI et de la Commission Européenne, malgré les protestations de la population. Personne ne semble voir que ces plans sont vains et sans issue. La Grèce glisse dans la situation de l’Argentine.

Une cure d’austérité illusoire

Certes, la Grèce est en partie là du fait des fautes du gouvernement précédent. Mais, ce n’est pas en acceptant de se voir imposer une cure d’austérité aussi sévère aussi longtemps qu’Athènes parviendra à assainir la situation. En effet, la sévérité des mesures (baisse cumulée de 15% des salaires des fonctionnaires, hausse des impôts…) provoque une baisse du PIB suicidaire. Car la baisse de la richesse nationale alourdit le poids de la dette, qui, elle, continue à croître.

C’est ainsi qu’en 2013, la Grèce devrait avoir une dette publique supérieure à 140% du PIB. Le paiement des intérêts de la dette devrait donc représenter 7% de la richesse nationale annuelle (en prenant l’hypothèse d’un taux de 5%). La moindre tension sur les taux d’intérêt enverra irrémédiablement le pays au défaut car il y a une limite à ce qu’un Etat peut payer chaque année pour honorer le service de sa dette dans un système où il ne lui est pas possible de monétiser.

Quand l’euro aggrave les choses

La complexité de la situation Grecque tient à ce que le pays cumule une double crise : une crise de ses finances publiques avec une crise plus globale de perte de compétitivité puisque ses coûts salariaux ont progressé plus rapidement que la moyenne. Le problème est que la Grèce se retrouve dans une union monétaire qui ne lui permet pas de dévaluer pour retrouver de la compétitivité. Résultat, elle essaie d’organiser une dévaluation interne par la baisse des salaires et des prix.

Mais, outre le fait que cela est extrêmement difficile à faire, la déflation contribue encore à réduire la richesse nationale, ce qui alourdit plus encore le poids de la dette. Bref, la restauration de la compétitivité du pays complique plus encore sa situation financière. Si la Grèce avait encore la drachme, elle aurait pu procéder à une dévaluation et utiliser la monétisation pour essayer de résoudre les deux problèmes de concert sans qu’une action ne parasite l’autre.

Un air de tango règne à Athènes

Résultat, et c’est une évidence que les eurocrates refusent malheureusement d’admettre, la Grèce est dans une situation proche de celle l’Argentine de 1999 qui avait essayé de retrouver sa compétitivité perdue face au Brésil ou aux pays Asiatiques en organisant une déflation. Il faut rappeler que cela avait aboutit à une baisse de 10% du PIB de 1998 à 2001 puis à la grave crise de 2002, la dévaluation et le défaut, mais, ultimement, au redressement de l’économie Argentine.

Bref, l’issue probable pour la Grèce est un défaut partiel sur sa dette car la déflation qu’elle accepte de se voir imposer la rend in remboursable, ainsi qu’une sortie de l’euro et une dévaluation de la drachme. La question n’est pas de savoir si cela arrivera, mais quand. Le plus tôt sera le mieux car l’ajustement sera alors moins brutal. Si la Grèce était sortie de l’euro cette année, elle n’aurait qu’à restructurer une dette de 110% du PIB. En 2013, ce sera une dette de 140%.

Mais voilà, les autorités veulent absolument sauver un euro mal conçu, quitte à faire suer sang et eau au peuple grec. Ils ne font qu’acheter du temps (payé par les Grecs) sans sembler se rendre compte qu’à retarder la crise, ils ne font qu’en amplifier les conséquences…

Laurent Pinsolle

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